Le calcul de 100Mo en Ko donne deux résultats : 100 000 Ko dans le système décimal (facteur 1000, celui des préfixes SI) et 102 400 Ko dans le calcul binaire (facteur 1024), que Windows utilise encore pour afficher la taille des fichiers. Les deux chiffres coexistent pour une raison historique, et le bon dépend de l’appareil ou du service qui mesure.
Le calcul de 100 Mo en Ko, étape par étape
En décimal, on multiplie par 1000 : 100 x 1000 = 100 000 Ko. En binaire, on multiplie par 1024 : 100 x 1024 = 102 400 Ko. L’écart est de 2 400 Ko, soit 2,4 %.
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En octets, 100 Mo décimaux valent 100 000 000 octets et 100 Mo binaires valent 104 857 600 octets. Le tableau donne quelques repères pour convertir des Mo en Ko.
| Mo | Ko en décimal (x 1000) | Ko en binaire (x 1024) |
|---|---|---|
| 1 | 1 000 | 1 024 |
| 10 | 10 000 | 10 240 |
| 50 | 50 000 | 51 200 |
| 100 | 100 000 | 102 400 |
| 500 | 500 000 | 512 000 |
Pourquoi deux résultats coexistent : 1000 ou 1024
L’informatique compte en base 2, et 2 puissance 10 vaut 1024, un nombre proche de 1000. Les premiers développeurs ont donc appelé « kilo » un bloc de 1024 octets, alors que le préfixe kilo du Système international désigne strictement 1000.
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Pour lever l’ambiguïté, la CEI a publié en janvier 1999 des préfixes binaires dédiés : le kibioctet (Kio) vaut 1024 octets, le mébioctet (Mio) vaut 1024 Kio. Dans cette notation, ko et Ko désignent 1000 octets et Kio désigne 1024 octets. Le passage suivant de l’échelle est détaillé dans la conversion des Mo en Go.

Ce qu’affichent Windows, macOS et les fabricants de stockage
Windows calcule en 1024 mais écrit « Ko », « Mo » et « Go » : un fichier de 100 Mio y apparaît donc comme 100 Mo. macOS affiche aujourd’hui les tailles en décimal, et les fabricants de disques et de clés USB annoncent leurs capacités en décimal.
Un même fichier n’affiche pas le même chiffre selon l’appareil, et un disque affiche moins d’espace sous Windows que sur son emballage. Le même écart explique la différence entre l’espace annoncé et l’espace disponible, par exemple pour la sauvegarde automatique dans OneDrive.
Quand la différence compte vraiment
Les 2 400 Ko d’écart pèsent peu sur un fichier isolé. Ils comptent quand une limite est stricte : plafond d’un formulaire en ligne, taille maximale d’une pièce jointe, quota d’un hébergeur de fichiers.
Une messagerie grand public fixe par exemple la pièce jointe à 25 Mo pour un compte personnel. Les limites de l’e-mail poussent donc à passer par un lien de téléchargement dès que le fichier approche ce seuil, comme pour l’envoi de gros fichiers en ligne.

La règle : se caler sur le calcul de celui qui fixe la limite, puis garder une marge de quelques pourcents.
Convertir n’importe quelle valeur de tête
Pour descendre d’une unité (Mo vers Ko, Go vers Mo), on multiplie par 1000 ou par 1024. Pour monter d’une unité, on divise. Ainsi 250 000 Ko font 250 Mo en décimal, et 250 000 Ko font environ 244 Mo en binaire.
Comme repère mental, 1 Mo vaut environ 1000 Ko, à 2,4 % près. Pour 100Mo en Ko, retenir 100 000 Ko suffit presque toujours, et 102 400 Ko quand l’affichage vient de Windows.

